Dans le cadre du festival Ciné 32 Indépendance(s) et Création, le dix-septième film de Robert Guédiguian était diffusé en avant-première, ce 14 octobre. « Les neiges du Kilimandjaro » a rassemblé une centaine de spectateurs au cinéma de Mirande. Gérard Meylan, l’un des trois acteurs principaux était présent. Dix-septième film de Robert Guédiguian Les neiges du Kilimandjaro, [...]
Le festival Extrême Cinéma de la cinémathèque de Toulouse s’est ouvert avec un ciné-concert faisant rencontrer film muet et musique électronique expérimentale. Durant cette soirée d’ouverture, chaque spectateur a eu droit à sa petite poche en papier posée sur les fauteuils de la salle de cinéma. Chaque spectateur, y compris moi-même, pensions être de simples [...]
Shoah, film de Claude Lanzmann, est un documentaire incontournable et poignant sorti en 1985 rassemblant des témoignages sur le génocide juif. « Il n’est pas facile de parler de Shoah. Il y a de la magie dans ce film, et la magie ne peut pas s’expliquer »[1]. Tels sont les mots de Simone de Beauvoir après [...]
Les métalleux sont venus massivement accueillir les nordiques Moonsorrow et Tyr au Ramier le 23 novembre. Ils s’étaient déplacés en masse, ce soir-là , les chevelus. L’accueil réservé aux finlandais de Moonsorrow et les danois de Tyr aurait sans doute été on ne peut plus chaleureux, pour ces groupes des contrées nordiques venus conter le passé [...]
Les 25 et 26 novembre se jouait à Mix’Art, un lieu associatif aux milles et une surprises, une pièce de théâtre de Guy Foissy, La crique, par la compagnie aveyronnaise Scène Directe. Une femme est assise, elle tricote, elle sourit. Dans l’ombre en arrière scène, un homme de dos est assis sur un tabouret, il [...]
Le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse accueille jusqu’au 31 décembre l’exposition « Objectif Pyrénées – Sur les traces d’Eugène Trutat ». Des séries de photographies prises dans les Pyrénées au début du siècle par ce scientifique et premier directeur du Muséum, mettent en scène paysages et populations du Sud-Ouest. Accueillis par l’éléphant du hall central, [...]
« Le cinéma pour reconstruire du récit individuel et collectif » : c’est toute l’ambition de Lieux Fictifs, atelier cinématographique marseillais qui a installé un studio de télé aux Baumettes. Pénétrer dans une prison, c’est plonger dans une atmosphère véritablement particulière. Mais y aller pour faire du cinéma fait très vite oublier les murs. Lieux fictifs est  un [...]
Inaugurant l’été, Rio Loco, festival cosmopolite et hétéroclite est l’événement majeur de la scène internationale de Toulouse. Créé dans les années 1990 au fil de la Garonne, le festival Rio Loco propose trois scènes, dans un parc de six hectares, la Prairie des Filtres. Associant musique, spectacle pour jeune public, cinéma en plein air, conte, [...]
La médiathèque José Cabanis de Toulouse accueille jusqu’au 29 janvier l’exposition de Yoel Jimenez, « Corps & Corp(u)s, regard contemporain sur le patrimoine écrit ».  Cet artiste propose au public un regard contemporain sur le patrimoine écrit toulousain. Cette exposition, née des échanges entre l’artiste et le conservateur Jocelyne Deschaux, étonne.  Elle propose un travail d’art contemporain sur [...]
5700 édifices inscrits au titre de monuments historiques, huit villes d’art et d’histoire, quatre sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture) symbolisent le patrimoine de la région Midi-Pyrénées, deuxième région de France avec 45 000 km² et huit départements. Le patrimoine se définit comme l’héritage [...]
Le festival Extrême Cinéma de la cinémathèque de Toulouse s’est ouvert avec un ciné-concert faisant rencontrer film muet et musique électronique expérimentale.
Durant cette soirée d’ouverture, chaque spectateur a eu droit à sa petite poche en papier posée sur les fauteuils de la salle de cinéma. Chaque spectateur, y compris moi-même, pensions être de simples spectateurs ce soir mais il s’est avéré que nous avons été les cobayes de la cinémathèque de Toulouse. Des patients sur le brancard qui ont vécu l’exceptionnelle expérience du mélange visuel et sonore du ciné-concert organisé par la Cinémathèque de Toulouse. Nous avons tous plus ou moins survécu à l’expérience, quoique pour ma part, j’ai évité les petits fours à la réception qui s’est déroulée après le film…
Cette année, la soirée d’ouverture intitulée Nip/Tuck 1900, mix médical propose cinq films du début du XIXème siècle, mettant en scène des opérations chirurgicales ou alertant des dangers de la syphilis. Tout cela sur fond musical électronique et expérimental mené par Frederic Alstadt, Jean Philippe Gross, Nicolas Esterle et Aymeric de Taypol. C’est un projet qui tenait à cœur, qui a été long à se mettre en place (7 ans environ) m’a informée le programmateur, Franck Lubet après ce ciné-concert. La soirée devait être un avant-goût du festival à venir, une sorte de notice médicale de mise en garde pour le spectateur.
La programmation a été établie avec les musiciens qui ont souhaité une montée en puissance progressive du visuel chirurgical, pouvant ainsi habituer le spectateur au fond sonore et l’amplifier jusqu’au paroxysme des opérations chirurgicales du Dr Doyen. Nous commençons la séance par un extrait d’un film de 1905, Opération Chirurgicale. De façon burlesque, nous voyons des chirurgiens sortir du ventre d’un monsieur allongé : une chaussure, un éventail et bien d’autres choses, jusqu’à la chute finale où un objet précieux est sorti, le malade se réveille et récupère son bien. Le spectateur rigole, la représentation du chirurgien est caricaturale, il est perçu comme un boucher et proche de son argent. L’ambiance reste détendue. Le deuxième film, Une maladie sociale, la syphilis, comment elle peut disparaître (1925), du Dr Laurent Lereddle est destiné aux militaires : la syphilis y est assimilée à la folie et à l’alcoolisme. Le spectateur s’adonne à un rire sarcastique sur cette vision archaïque d’une maladie qui faisait des ravages à l’époque. Toutefois la projection continue et la musique devient de plus en plus angoissante, ce qui rend le rire des spectateurs gênants, d’ailleurs, ils disparaissent petit à petit. La projection se poursuit sur les prouesses chirurgicales du Dr Doyen en 1900. La première opération est celle qui sépare deux sœurs siamoises Doodica et Radica dont les images sont destinées à l’enseignement des futurs élèves en chirurgie. Il en est de même pour les opérations sur la cavité crânienne qui suivent. Il est important de préciser que ces films n’étaient pas faits pour un public de cinéma de quartier, car, de nos jours, même avec un regard de cinéphile averti, les images révulsent. A l’époque, ces films sont l’objet d’un scandale car ils sont revendus sous le manteau et diffusés dans les fêtes foraines. Cette histoire discréditera le but premier du Dr Doyen qui voit dans le cinéma, un moyen d’enseignement et de recherche. Pourquoi sommes-nous attirés par ces images horribles, par le sensationnel, par l’étrange ? Le spectateur cache à moitié ses yeux, il écoute sans entendre. Quand l’horrible devient insupportable, nous tentons de nous y habituer.
Ce festival « extrême » propose une large gamme de films issus d’un cinéma-bis, très en en vogue dans les milieux cinéphiles et dont la Cinémathèque de Toulouse est le précurseur en France en termes de diffusion au public. Ce genre cinématographique regroupe tous types de films (horreur, action etc.) fait avec très peu de moyen, pour un public populaire et qui a connu son apogée lorsqu’il existait encore des cinémas de quartier. Actuellement, les réalisateurs comme Robert Rodriguez ou Quentin Tarantino réalisent de nombreux films s’inspirant de ce cinéma-bis qui ont beaucoup de succès malgré leur côté « kitch ».
Morgane Carrié, promo 2011-2012