• Les neiges du Kilimandjaro tombent à Mirande

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  • Shoah ou la disparition des traces des crimes nazis

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  • Nos ancêtres, les païens

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  • Les rêves trop petits sont aussi dangereux que les rêves trop grands

    Les 25 et 26 novembre se jouait à Mix’Art, un lieu associatif aux milles et une surprises, une pièce de théâtre de Guy Foissy, La crique, par la compagnie aveyronnaise Scène Directe. Une femme est assise, elle tricote, elle sourit. Dans l’ombre en arrière scène, un homme de dos est assis sur un tabouret, il [...]

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  • Mettre le cinéma à l’épreuve de la prison, c’est le met

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  • Rio Loco, un festival incontournable

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  • L’exploration des sciences anatomiques par Yoel Jimenez

    La médiathèque José Cabanis de Toulouse accueille jusqu’au 29 janvier l’exposition de Yoel Jimenez, « Corps & Corp(u)s, regard contemporain sur le patrimoine écrit ».  Cet artiste propose au public un regard contemporain sur le patrimoine écrit toulousain. Cette exposition, née des échanges entre l’artiste et le conservateur Jocelyne Deschaux, étonne.  Elle propose un travail d’art contemporain sur [...]

  • La conservation du patrimoine dans la région Midi-Pyrénées

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Histoire Culturelle

Un temps de réflexion est proposé sur la discipline historique, les usages du passé (mémoire, commémoration, falsification…) et le statut des images comme documents historiques.
Les étudiants sont ensuite initiés aux outils de travail et à la méthodologie de l’analyse iconographique.
Des séances thématiques permettent d’approfondir de manière concrète les connaissances sur le passé.
D’ultimes séances préparent les étudiants aux différentes situations de stage qu’ils auront à découvrir.

 

I. Histoire Ancienne

(25 heures, Adeline Grand-Clément)


1. L’archer polychrome d’Egine
(reconstitution par V. Brinkmann placée devant l’Acropole d’Athènes). © V. Brinkmann
2. Apollon en train de faire une libation
(coupe attique à fond blanc du Ve s. av. J.-C. conservée à Delphes). © A. Grand-Clément

Présentation du cours

 L’historien de l’Antiquité, confronté à la rareté des sources permettant de connaître les sociétés du passé, doit rassembler et croiser l’ensemble des témoignages disponibles pour mener à bien ses recherches. Les documents iconographiques conservés constituent donc pour lui un champ d’investigation aussi fécond que les textes, les inscriptions ou le matériel archéologique.
Le cours d’histoire ancienne vise à sensibiliser les étudiants au rôle des images dans la cité grecque, aux époques archaïque et classique (VII-IVe siècles avant notre ère). La société grecque est en effet une société de l’image, avant d’être une société de l’écrit. L’environnement visuel du citoyen est saturé de représentations figurées présentes sur des supports de nature variée : figurines et statues, stèles et reliefs, vases, peintures murales et décor sculpté. Chacun de ces signes visuels véhicule un message particulier et balise l’espace vécu. Après avoir présenté la diversité de la documentation iconographique grecque, en la replaçant dans un cadre historique général, le cours est consacré à l’étude des vases peints, qui constituent un monde à part entière (il suffit, pour s’en convaincre, de feuilleter le beau livre, richement illustré, de François Lissarrague, Les Athéniens et leurs images, paru en 1999). Les images qu’ils donnent à voir permettent d’étudier la culture grecque et les pratiques sociales. En privilégiant à chaque fois une ou plusieurs scène(s) peinte(s) sur un vase, les séances abordent les différentes facettes de la vie du citoyen et de sa famille : la guerre, le sacrifice religieux, le banquet, la séduction, l’univers domestique. L’objectif est de mesurer l’écart qui existe entre les représentations figurées et la réalité quotidienne, dont l’image n’est jamais le reflet exact et fidèle (cf l’ouvrage collectif dirigé par Claude Bérard, La cité des images, 1984).

L’enseignante

Adeline Grand-Clément est maître de conférences en histoire grecque et s’intéresse à l’histoire culturelle et sociale des cités, notamment à l’époque archaïque. Membre de l’équipe PLH-ERASME (EA 4153), elle mène des recherches dans deux directions principales : l’imaginaire sensoriel des Anciens et leur perception des couleurs ; les modes de réappropriation du patrimoine antique au XIXe siècle, autour de la naissance de l’archéologie.

II. Histoire Médiévale

(25 heures, Isabelle Réal)


1 – Jugement dernier, Albi (XVe s.), extrait de l’Enfer, © S. Mouysset.
2 – Armoiries, Juan de Borgonya (XVIe s.), Cathédrale Sainte-Eulalie, Barcelone, © S. Mouysset

Présentation du cours

Longtemps délaissées au seul profit des historiens de l’art, les images sont aujourd’hui considérées par les médiévistes comme des objets qui, « appartiennent au « gibier » de l’historien », pour reprendre l’expression de Jean-Claude Schmitt (Le corps des images, 2002). Toutes les images, même dépourvues de valeur esthétique, ont en effet leur raison d’être, exprimant des fonctions religieuses, politiques ou idéologiques, et se prêtant à des discours pédagogiques, liturgiques, scientifiques, voire magiques. De fait, les images médiévales représentent moins le réel (même si on peut tirer de beaucoup d’entre elles des informations documentaires sur la vie quotidienne), qu’elle ne le « crée » à leur façon, sur un mode qui leur est propre. Pour l’historien, l’objectif est donc, non pas seulement de lire le contenu de l’image, que de comprendre, à travers sa structure, son fonctionnement et ses fonctions.
On abordera la fabrication des images au Moyen Âge et leur interprétation par l’historien d’aujourd’hui, au travers de trois thématiques principales qui éclairent les aspects majeurs de la société médiévale : en premier lieu, les représentations du pouvoir, qu’il soit royal ou seigneurial ; dans un deuxième temps, l’expression de la foi chrétienne, instrumentalisée par l’Église, qui donne lieu à une extraordinaire production d’images, en particulier autour du culte des saints ; enfin, nous nous pencherons sur les représentations de la vie privée, de l’intime et du domestique, par l’observation des images de couples et d’enfants. Cette plongée dans l’iconographie médiévale permettra d’aborder une grande variété de supports, qui vont de la miniature à la broderie, des tympans romans aux retables, en passant par les statues reliquaires.

L’enseignante

Isabelle Réal est maître de conférence en histoire médiévale, spécialiste de l’histoire sociale et religieuse du haut Moyen Âge (VIe-Xe s). Membre du laboratoire CNRS Framespa (UMR 5136), elle mène des recherches sur la question de la parenté et de l’enfance, ainsi que sur l’histoire de l’Église, en portant une attention particulière à la place des femmes dans le contexte laïque et religieux

 

III. Histoire Contemporaine

(25 heures, Sophie Dulucq)


1. Édouard Detaille – Le Rêve (1888) Musée d’Orsay
2. Affiche publicitaire des années 1950 Archives nationales d’Outre-Mer, Aix-en-Provence

Présentation du cours

Ce cours propose un parcours chronologique dans l’histoire culturelle de la France, à travers une thématique centrale : la montée, depuis le XIXe siècle, de ce que l’on appelle généralement la « culture de masse ». En envisageant des facettes multiples de la culture contemporaine (les valeurs scolaires sous la IIIe République, la montée des loisirs, l’imaginaire colonial, l’avènement d’une « culture jeune » dans les années 1960, etc.), ce cours se propose de familiariser les étudiants avec divers objets d’étude analysés par les historiens du culturel (représentations, pratiques culturelles, acteurs, vecteurs, institutions…). Cet enseignement invite aussi :

  • à construire progressivement une réflexion de type historiographique : quels sont les objets, les thématiques, les problématiques de l’histoire culturelle aujourd’hui ?
  • à réfléchir, à travers des exemples précis, à la place et à l’utilisation de l’image dans l’histoire ;
  • à s’entraîner de façon systématique (à chaque séance) au commentaire de document iconographique.
Présentation de l’enseignant

Sophie Dulucq est Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse - Le Mirail. Elle mène des recherches sur l’Afrique coloniale sous domination française (XIXe et XXe siècles) au sein du laboratoire FRAMESPA. Après s’être intéressée à l’histoire des villes africaines, elle travaille actuellement sur l’histoire culturelle en situation coloniale. Elle dirige par ailleurs les Presses Universitaires du Mirail.