Images retouchées, images manipulées !?
Quelques conseils de lecture pour bien préparer la rentrée
L’Elysée repeint sa maison en blanc.
Une nouvelle ére informatique s’ouvre enfin à nous.
Parfois tout doit changer sans quoi rien ne peut changer.
La Cinémathèque de Toulouse et le Département d’histoire mettent en place une nouvelle convention destinée aux étudiants de licence d’Histoire et étudiants inscrits dans les masters Sciences de l’Antiquité, Etudes Médiévales, Histoire et Civilisations modernes et contemporaines.
Un blog du « Monde » analyse et décompose la photographie.
Tel est pris qui croyait prendre.
Une exposition virtuelle nous plonge dans le détail de documents remarquablement numérisés.
Pastel la nouvelle revue 100% électronique de l’Académie de Toulouse
Les étudiants suivants sont admis à la Licence Pro Images et Histoire, promo 2010-2011.
Veuillez confirmer votre inscription auprès du secrétariat de la Licence pro avant le 5 juillet 2010.
tel: 05 61 50 43 07
Un temps de réflexion est proposé sur la discipline historique, les usages du passé (mémoire, commémoration, falsification…) et le statut des images comme documents historiques.
Les étudiants sont ensuite initiés aux outils de travail et à la méthodologie de l’analyse iconographique.
Des séances thématiques permettent d’approfondir de manière concrète les connaissances sur le passé.
D’ultimes séances préparent les étudiants aux différentes situations de stage qu’ils auront à découvrir.
(25 heures, Adeline Grand-Clément)

1. L’archer polychrome d’Egine
(reconstitution par V. Brinkmann placée devant l’Acropole d’Athènes). © V. Brinkmann
2. Apollon en train de faire une libation
(coupe attique à fond blanc du Ve s. av. J.-C. conservée à Delphes). © A. Grand-Clément
L’historien de l’Antiquité, confronté à la rareté des sources permettant de connaître les sociétés du passé, doit rassembler et croiser l’ensemble des témoignages disponibles pour mener à bien ses recherches. Les documents iconographiques conservés constituent donc pour lui un champ d’investigation aussi fécond que les textes, les inscriptions ou le matériel archéologique.
Le cours d’histoire ancienne vise à sensibiliser les étudiants au rôle des images dans la cité grecque, aux époques archaïque et classique (VII-IVe siècles avant notre ère). La société grecque est en effet une société de l’image, avant d’être une société de l’écrit. L’environnement visuel du citoyen est saturé de représentations figurées présentes sur des supports de nature variée : figurines et statues, stèles et reliefs, vases, peintures murales et décor sculpté. Chacun de ces signes visuels véhicule un message particulier et balise l’espace vécu. Après avoir présenté la diversité de la documentation iconographique grecque, en la replaçant dans un cadre historique général, le cours est consacré à l’étude des vases peints, qui constituent un monde à part entière (il suffit, pour s’en convaincre, de feuilleter le beau livre, richement illustré, de François Lissarrague, Les Athéniens et leurs images, paru en 1999). Les images qu’ils donnent à voir permettent d’étudier la culture grecque et les pratiques sociales. En privilégiant à chaque fois une ou plusieurs scène(s) peinte(s) sur un vase, les séances abordent les différentes facettes de la vie du citoyen et de sa famille : la guerre, le sacrifice religieux, le banquet, la séduction, l’univers domestique. L’objectif est de mesurer l’écart qui existe entre les représentations figurées et la réalité quotidienne, dont l’image n’est jamais le reflet exact et fidèle (cf l’ouvrage collectif dirigé par Claude Bérard, La cité des images, 1984).
Adeline Grand-Clément est maître de conférences en histoire grecque et s’intéresse à l’histoire culturelle et sociale des cités, notamment à l’époque archaïque. Membre de l’équipe PLH-ERASME (EA 4153), elle mène des recherches dans deux directions principales : l’imaginaire sensoriel des Anciens et leur perception des couleurs ; les modes de réappropriation du patrimoine antique au XIXe siècle, autour de la naissance de l’archéologie.
(25 heures, Sylvie Mouysset)

1 – Jugement dernier, Albi (XVe s.), extrait de l’Enfer, © S. Mouysset.
2 – Armoiries, Juan de Borgonya (XVIe s.), Cathédrale Sainte-Eulalie, Barcelone, © S. Mouysset
L’époque moderne est celle de l’épanouissement de la culture écrite : du petit monde des clercs et érudits, celle-ci atteint plus largement le monde de la bourgeoisie urbaine – à la faveur de l’imprimerie qui permet de diffuser le livre – et enfin les milieux populaires par le biais de l’école et de la littérature de colportage. L’écrit n’est pourtant pas le seul moyen de diffusion de la culture : paroles, images et sons sont d’autres vecteurs dont il faudra aussi évaluer les modalités, l’impact, les complémentarités, les innovations et éventuellement les limites.
Il ne s’agira évidemment pas de recenser ici toutes les formes de la culture française à l’époque moderne – un cours de cent heures n’y suffirait pas et le « catalogue » serait indigeste -, mais d’essayer d’approcher les formes quotidiennes de la culture du plus grand nombre. Cette ébauche n’a donc pas pour thème la culture des élites, ni même seulement la culture populaire : la distinction n’est plus d’ailleurs aussi opératoire qu’on l’a cru il y a près de cinquante ans. Il conviendra plutôt de tenter de cerner l’outillage mental d’un homme moderne: avec quels moyens construit-il sa pratique culturelle au sens le plus large – à commencer par écrire, lire, compter – et comment s’en sert-il dans sa vie quotidienne, au cœur de son univers familier, parmi les siens ? Une bonne connaissance de l’histoire événementielle de la période est recommandée.
Sylvie Mouysset est professeur d’histoire moderne, spécialiste d’histoire de la famille et de la vie privée. Membre du laboratoire CNRS Framespa (UMR 5136 – université de Toulouse 2), elle poursuit ses recherches sur les écrits du for privé et s’intéresse actuellement aux relations fraternelles, ainsi qu’aux écrits ordinaires féminins.
(25 heures, Sophie Dulucq)

1. Édouard Detaille – Le Rêve (1888) Musée d’Orsay
2. Affiche publicitaire des années 1950 Archives nationales d’Outre-Mer, Aix-en-Provence
Ce cours propose un parcours chronologique dans l’histoire culturelle de la France, à travers une thématique centrale : la montée, depuis le XIXe siècle, de ce que l’on appelle généralement la « culture de masse ». En envisageant des facettes multiples de la culture contemporaine (les valeurs scolaires sous la IIIe République, la montée des loisirs, l’imaginaire colonial, l’avènement d’une « culture jeune » dans les années 1960, etc.), ce cours se propose de familiariser les étudiants avec divers objets d’étude analysés par les historiens du culturel (représentations, pratiques culturelles, acteurs, vecteurs, institutions…). Cet enseignement invite aussi :
Sophie Dulucq est Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse - Le Mirail. Elle mène des recherches sur l’Afrique coloniale sous domination française (XIXe et XXe siècles) au sein du laboratoire FRAMESPA. Après s’être intéressée à l’histoire des villes africaines, elle travaille actuellement sur l’histoire culturelle en situation coloniale. Elle dirige par ailleurs les Presses Universitaires du Mirail.